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Vers le HAUT

PROGRAMMATION 2014 /suite

Aujourd’hui, pour plus de 13 millions de Français, la vie se joue chaque mois à 50 euros près. Derrière ces statistiques, se livrent au quotidien des combats singuliers menés par des hommes et des femmes qui ont la rage de s’en sortir et les mots pour le dire. À leurs côtés, des bénévoles se donnent sans compter pour faire exister un monde plus solidaire.


 « Le problème, avec ce beau documentaire de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana, c'est qu'il nous demande de regarder une certaine photo de la France, une de celles qu'on met généralement à la fin de l'album, parce qu'elles dévoilent une réalité que l'on n'expose pas volontiers. Ce qu'ont su capter ici les réalisateurs ne tolère plus, pourtant, d'être caché, nié, déformé, instrumentalisé. C'est le fait que dans notre pays, environ 13 millions de personnes vivent aujourd'hui dans la précarité… Il est à ce propos remarquable que le film fasse le plus complet silence sur la responsabilité proprement politique d'un tel état d'abandon, dont on sait de quels profits obscènes il est la contrepartie. Cette absence n'en est que plus désespérante, plus révoltante. Le couple de réalisateurs, quant à lui, a fait oeuvre de cinéma. Car la réussite du film tient bien sûr à la mise en scène, en l'occurrence à l'empathie pour les personnages dont témoigne la caméra, à cette façon prévenante qu'elle a de les regarder, de relever les mouvements et les détails qui trahissent leur réserve, leur gêne, comme leur infini courage et leur ineffable beauté.


Ce film, plein de noblesse, est en un mot une formidable leçon. Il enjoint à chacun d'entre nous, selon son pouvoir, de se porter à sa hauteur. » Jacques Mandelbaum (Le Monde : 04/03/2014)


« Ce documentaire ne comprend aucune analyse, ne propose aucune solution dogmatique ou idéologique, il se contente de nous donner son regard, de suivre des instants, des moments de vie, de les regarder, de les laisser parler, agir ou se taire. Un regard d’empathie et d’humanité, ni plus ni moins que juste. Cette caméra ne juge pas, elle adresse à ces gens le regard que la société française ne leur adresse pas, qu’elle n’a jamais daigné leur adresser. » Joseph G (Mediapart )


« Sur le ring de l’existence que montre Se battre, il y a, à droite, l’implacable réalité d’un monde où le travail se raréfie, où les relations sociales se délitent, où la misère gagne ; à gauche, ceux qui n’ont plus rien ou presque, sauf leur instinct de survie et ce qui leur permet de tenir encore debout : une certaine idée d’eux mêmes. Au milieu, pas d’arbitre, tous les (mauvais) coups sont permis et vont inexorablement dans le même sens… Mais, avant que le monde soit amélioré, il y a l’urgence de survivre et de ne pas se laisser aller. Se résigner serait mourir. Tous ceux qui apparaissent dans Se battre sont ainsi des résistants à l’oppression de la misère. Ce film poignant en est le témoignage. »

C.K. (Politis : 6/03/2014)

SE BATTRE

Documentaire de Jean Pierre Duret et Andrea Santana

2014 ; 1 h 33 ; inédit  à Troyes

Vendredi 28 novembre (14 h 30 et 20 h )

Une américaine très riche est passionnée par les jeux de cartes. Son jeu préféré est le "scopone scientifico" auquel elle joue quand elle est en Italie. Là-bas, sa demeure surplombe un bidonville de Rome et Madame se plaît à défier les pauvres gens au cours de parties où elle est sûre de remporter la mise...

« Comencini signe un modèle de la comédie italienne. Sans abuser des excès satiriques inhérents au genre, il réussit une œuvre admirable; film grand public qui ne sacrifie jamais la pertinence et la clarté de son message politique sans non plus sombrer dans le didactisme. Interprétation magnifique (Alberto Sordi, grandiose comme toujours, Silvana Mangano, Joseph Cotten, Bette Davis.). »

Oliver Père ( Arte : janvier 2013)


«  La plus cocasse et la plus cruelle des histoires, une brillante réussite de la comédie italienne, le meilleur film de Luigi Comencini ».

Jean de Baroncelli (Le Monde : 03/12/1977)


« Lo Scopone Scientifico est un grand film populaire, (…) Ce qu’il fait entrer dans son film ce sont les éléments de spectacle liés organiquement à des traditions populaires toujours vivantes ; non pas le soi-disant vécu des masses, mais les modes de représentation, les conventions de jeu qui leur sont propres. Le cinéma reste de la sorte la méditation et la prolongation du théâtre comique populaire. »

Danièle Dubroux (Cahiers du cinéma)


« C’est dans un contexte de grande prise de conscience politique du cinéma italien mais aussi de stratégie de la tension entre Pouvoir, extrême gauche et extrême droite sur fond d’incertitudes économiques (la crise du pétrole ne va pas tarder) que Comencini tourne L’Argent de la Vieille. A sa manière. A savoir en tournant le dos au cliché, à l’évidence, au discours didactique ou militant. Pour lui, il n’a jamais cessé de le répéter, l’émotion du spectateur doit primer. La réflexion naîtra de ses sentiments et jamais de l’inverse. Et plus le rire sera grand et le fond dramatique, plus le spectateur s’esclaffera tout en prenant conscience de la noirceur de la situation…Un film qui redonne la parole aux petits, aux plus démunis, à cette classe ouvrière que le cinéma italien avait tendance à oublier, laissant les classes moyennes ou les milieux intellectuels parler pour elle. Les choses ne se sont pas arrangées depuis, puisque certains prétendent encore que de classe ouvrière, il n’y en a plus. Affirmation digne d’une comédie à l’italienne, certainement. »

Philippe Serve (Cinéma sans frontières : 21/06/2009)


«  Il y a du Georges Bataille dans cette parabole diabolique. L’Argent de la vieille est un chef d’œuvre où l’humour féroce, la noire amertume n’excluent pas la lucidité troublante et glacée. C’est une fable éblouissante poétique, politique et métaphysique. »

Jean Collet (J’informe : 2/12/1977)

L’ARGENT DE LA VIEILLE

(Lo Scopone Scientifico)

Une comédie de Luigi Comencini

Italie ; 1972 ; 1h58 ; VOST

Avec Alberto Sordi, Silvana Mangano,

Bette Davis, Joseph Cotten

Inédit à Troyes

Vendredi 19 décembre (14 h 30 et 20 h )