70 ans de silence
No pasaràn, album souvenir

Samedi 11 mai : 20 h 30


LES CHEMINS DE LA MÉMOIRE


Un documentaire de José Luis PEÑAFUERTE

Belgique/Espagne : Durée : 1 H 36  ; VOST ; sortie en salles : 16/03/2011 (2 copies).

Réalisation : J.L. Peñafuerte ; Scénario : J.L. Peñafuerte  ;

Images : Rémon Fromont ; Montage : Sandrine Deegen ;

Musique : Bingen Menddizabal ; Son : Paul Heymans.

Production : Man’s Films, Alokatu et RTBF

 Synopsis :


Espagne, 1975 : mort du dictateur Franco, au terme de 40 ans d'un régime répressif qui a fait des centaines de milliers de victimes - orphelins, prisonniers, exilés, déportés, torturés.
Aujourd'hui, plus de 30 ans après, l'Espagne commence à lever le voile sur cette période, et à rendre justice aux victimes du franquisme.
Pour la première fois, un film rend compte de ce processus de reconnaissance et de deuil, qui devrait permettre à l'Espagne de vivre en paix avec son terrible passé.

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Extraits critiques :


«Dans ce film sobre et nécessaire, le passé et l’Espagne d’aujourd’hui se rejoignent souvent. Avec, par exemple, une rencontre entre Natividad Gonzalo, dont les deux parents sont tués en 1936, et une classe de lycéens. A son récit de «fille de rouges» qui immigre en Belgique où elle «découvre la liberté», un élève équatorien confronte sa propre expérience de l’exil.» 

Françis-Xavier Gomes (Libération : 15/03/2011)


«Même s’il se penche sur un débat historique qui concerne spécifiquement les  Espagnols, Les Chemins de la mémoire réussit  à nous emporter dans une réflexion qui va bien au-delà, et qui concerne chacun de nous.»

D.C. (Les Fiches du cinéma)

José Luis PEÑAFUERTE

Né à Bruxelles en 1973, de nationalité belge et espagnole, José-Luis  Peñafuerte a passé son enfance à Bruxelles. En 1984, il suit ses parents exilés qui retournent en Espagne, leur terre natale. Il passera 6 ans à Gijon (Asturies) et à Cordoue (Andalousie), avant de regagner la Belgique.

Il collabore étroitement à la création du premier festival de cinéma hispanique à Bruxelles. En 1993, il entre à l'IAD (école belge de cinéma), en section réalisation cinéma et documentaire.

En 2001,  son premier documentaire, Niños,  retrace l'exil des orphelins de la guerre civile espagnole. Son deuxième film, Aguaviva, s’intéresse à la question de l’immigration, à travers le cas d’un petit village espagnol vieillissant et déserté qui fait appel à des étrangers pour se repeupler et revivre. En 2008, il fonde le collectif Les Sentiers de la Mémoire qui a pour but de préserver et de promouvoir la mémoire de l'exil espagnol en Belgique.
Avec Les Chemins de la Mémoire, José-Luis Peñafuerte continue à interroger le passé et le présent de l'Espagne, et à créer un pont entre ses deux cultures d'origine.

Propos du réalisateur :


Dès le début, je savais que Les Chemins de la Mémoire ne serait pas exclusivement un film historique. Je voulais qu'il soit un véritable voyage cinématographique, un voyage où il est question avant tout de faire œuvre de mémoire universelle contre l'oubli. Un film qui nous plonge sans concession dans les fractures et les blessures encore visibles de cette société espagnole qui tente à présent de casser les verrous du silence. Un film pour combattre l'amnésie collective sur ces années de honte. Un film qui interroge les soubresauts, les complexités et les enjeux de la société espagnole d'hier, d'aujourd'hui et de demain sur ces racines du mal, au cœur de l'Europe du XXIème siècle. Un film qui tente de comprendre ce qui a motivé l'homme à anéantir son semblable, son miroir.Un film qui s’interrogerait sur la mécanique d’intolérance qui a permis que des hommes et des femmes soient enlevés pour être assassinés froidement, simplement parce qu’ils pensaient autrement. Un film qui interroge toute une société qui hésite à déterrer les plus de 130.000 morts encore éparpillés dans des fosses aux quatre coins du territoire espagnol...  Descendant moi-même d’exilés espagnols, mon film ne peut être que militant. Un film conçu comme un dispositif d’alerte, pour les générations d’aujourd’hui et de demain, «contre toutes les nuits et tous les brouillards qui tombent (ou qui essayeront encore de tomber) sur une terre qui naquit pourtant dans le soleil, et pour la paix». (Jean Cayrol & Alain Resnais, Nuit et Brouillard) José-Luis Peñafuerte