Association Pierre Chaussin
Présentation
Pierre_chaussin
Activites
Fonds
Programmation_2006
Programmation_2007
Programmation_2008
Programmation_2009
Programmation_2010
Programmation_2011
Programmation 2012
Programmation_2012_septembre à décembre
Programmation 2013
Programmation 2014
Programmation 2015
Programmation 2016
Le mot du président
Actualites
Photos
Photos du festival du cinéma Palestinien
Photos_C_A
Nosferatu_photos
Origine_monde_photos
Photos_djamila
Quelques Photos de Ciné-rencontre
Mediatheque
Revue_presse
Presse consacrée à l'association Pierre Chaussin
C_A

Carte
Propos du realisateur
Le voyage au Japon

FICHE TECHNIQUE



Titre : LA PART CELESTE

Pays :  FRANCE

Durée :  30 min 

Date de sortie : 30/06/2012  à Paris

 

Réalisateur : Thibaut GOBRY

Scénario : Thibaut Gobry

avec la participation de Caroline Fargeat

1er assistant : Pierre-Louis Turquet

Image :  Guillaume Adrey

Son : Joseph Delaage

Montage : Sonia Bogdanovsky

Décor : Gwendoline Descamps

Production : Zorba Production

Association Than

avec le soutien de

Fondation Beaumarchais-SACD

Région Champagne-Ardenne-ORCCA

Conseil Général de l'Aube

Ville de Troyes

Avec :

Sterenn Guirriec (Céleste Albaret)

Laurent Poitrenaux (Reynaldo Hahn)

Sébastien Lalanne (Odilon)

Noémie Rosenblatt (Marie)

 François Podetti : (Robert Proust)

 

RÉCOMPENSES

Grand Prix du meilleur réalisateur

Rhode Island International Film Festival 2012

Grand prix du moyen métrage

Festival international du film dʼAmiens 2012

SYNOPSIS


Les derniers jours de la vie de Marcel Proust vus par «la porte de service». Céleste, sa gouvernante, nous donne un accès intime à cet homme que l’on ne verra jamais, confiné par la maladie dans sa chambre. Elle prend soin de lui, écrit sous sa dictée, colle les manuscrits, coud son livre comme une robe. Au gré des visites, les médecins veulent le soigner, les amis veulent le voir, le lire. Mais lui ne souhaite qu’une chose: achever son œuvre avant que la mort ne l’emporte.


LA PART CÉLESTE


Court métrage de Thibaut Gobry

(2012; 30 min)



Film tourné à Troyes en juillet 2011

EXTRAITS CRITIQUES


« … Face à l'ambition du propos de celui-là - l'agonie de Marcel Proust vécue à travers sa servante -, je ne vais plus seulement me demander si ton cinéma me parle, mais s'il est même à la hauteur de son sujet. Tout commence par une parole : son émettrice, d'abord absente de l'écran, n'en est que la convoyeuse. Recourbée dans le recoin d'un intérieur feutré du début du XXème siècle, elle égrène à voix haute les notes laissées par son maître. Dès ce premier plan, le principal enjeu du film est posé : Céleste recueille ses mots parce qu'il ne peut le faire lui-même, que bientôt il ne le pourra jamais plus. Reclus dans sa demeure parisienne, terrassé par une bronchite qui ne le laisse s'exprimer que par toussements, Marcel Proust sent la vie le quitter. Ou plutôt : nous le sentons s'en aller, car il n'est déjà plus là, se soustrayant au regard des autres, qui attendent l'instant funeste, mais aussi à celui de la caméra, interdite de séjour dans son espace intime. Seule Céleste y pénètre. Seule Céleste nie l'imminente évidence, ne veut pas sentir le souffle invisible qui va emporter l'être devenu le pivot de sa vie depuis des années. Je ne sais pas si tu as conscience, Thibaut, que cette traque de la chose qui s'éteint et de son refus de la voir disparaître hante et définit déjà ta filmographie. "Les Amis de Décembre" était une histoire d'hiver des cœurs, "Le Voyage au Japon", une fin de contrat amoureux. Avec "La Part Céleste", tu convies à une lutte absurde, perdue d'avance, contre l'extinction. Sterenn Guirriec, toute en stupeur et détermination, tantôt garde-chiourme de boudoir, tantôt monteuse de fragments de manuscrits - qui font penser à ceux de pellicules sur une table de montage... – seconde jusqu'à sa dernière étincelle le capitaine d'un vaisseau immobile totalement imprégné de son âme. C'est une des plus belles réussites de ton film : cette invitation à scruter, sous une magnifique photographie toute en clair-obscur, chaque composante du cocon, des lampes aux drapés jusqu'à cette rampe qu'il faudra, en descendant, caresser une dernière fois… À mon humble avis, Thibaut, tu devrais autant faire confiance à ta réelle habileté à saisir la beauté d'un instant ou d'un geste qu'à tes dialogues minutieusement pensés. Ta "Part Céleste" est pleine de ces moments fragiles et suspendus, à l'image du final où ton héroïne, écrasée par le temps irrémédiablement perdu, croque par surprise dans la rue sa première madeleine. Proustienne... »

Virgile Gauthrot (Le Troisième Œil : N° 75 ;  novembre 2012)

PROPOS DU REALISATEUR

LE VOYAGE AU JAPON