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SAMEDI 12 MAI 2012 (20 h 30)


PARIS MON PARADIS


Documentaire de Eléonore Yameogo


Pays : France/Burkina Faso: durée : 1 h 08; langue: français, mooré Scénario: Eléonore Yameogo

Image et son: Rodrigue Ako, Jacques Cam

Montage: Julien Charietto

Musique: Désiré Sankara ; Lokua Kansa, Tiken Jah Fakoly

Producteurs: Erwann Creach, Eléonore Yameogo, Romain Da Costa.

Meilleur documentaire (Vues d'Afrique : Montréal 2011)

  

Synopsis :  «Tout va bien.» Ils ne rentreront pas. Ils sont venus, ils restent. Ils envoient de l'argent au pays, et de bonnes nouvelles.

Ils ne laissent rien paraître des difficultés morales et matérielles dans lesquelles ils sont souvent.

Ils entretiennent le rêve, le mythe d'un eldorado. D'une immigration synonyme de réussite et de bonheur. Je suis Africaine. J'ai grandi dans ce mythe.

Je veux désormais comprendre et montrer les mécanismes d'un phénomène qui entretient les illusions et les désillusions. Eléonore Yameogo

Eléonore YAMEOGO


Née au Burkina Faso en 1978, Eléonore Yameogo s'est tournée avec détermination vers une passion difficile  d'accès  pour  une femme en Afrique : la réalisation. Elle se forme d'abord sur les nombreux tournages de Ouagadougou où elle acquiert une expérience de terrain, avant d'entrer à l'Institut Supérieur de l'image et du Son (ISIS) où elle obtient son BTS audiovisuel.


Eléonore Yameogo appartient à la jeune génération de réalisatrices africaines désireuse de se frotter à des sujets documentaires exigeants. Elle travaille également au développement de projets de fiction. Elle a à cœur de faire valoir et de porter un nouveau regard africain hors de son continent d'origine.


Filmographie: Parole  croiséeRegard  de  femmes (2007 ; 26 min. doc.) ; Waga H H de l'ombre à la lumière (2007 ; doc. 26 min.); La Main tendue (2008 ; doc ; 52 min.); Paris mon paradis (2011 ; doc. 68 min.)

EXTRAITS CRITIQUES


« Avec des témoignages frappants de véracité et d'émotion, la réalisatrice illustre les désillusions des sans-papiers africains en France. Venus chercher une vie meilleure, ils sont confrontés à des problèmes de logement, de chômage, d'effondrement des repères… Une véritable interrogation sur le fossé grandissant entre les rêves des uns et le désenchante- ment des autres. Un rare regard africain sur la société française. »

Festival International du film d'Amiens


«Ces témoignages à visage découvert de Pa- ris  mon  paradis frappent  par  leur  véracité, leur  émotion.  Chaba  se  bat  pour  que ses frères ne poursuivent pas le rêve d'émigration qui a conduit l'un d'entre eux à être expulsé de Belgique. Bintou, dans une très belle séquence tournée à Ouaga, s'interroge sur le bonheur qu'elle est allée chercher en France alors qu'elle était heureuse au Burkina. Traoré affirme que s'il touchait enfin ses indemnités, il ne resterait pas vingt-quatre heures à Paris. Et Éléonore Yaméogo - première burkinabè à avoir bénéficié des faveurs de l'immigration "choisie" du gouvernement français - s'interroge d'un regard neuf, en tant qu'Africaine, sur le fossé grandissant entre les rêves des uns et le désenchantement des autres. »

Claire Diao

PROPOS DE LA REALISATRICE


« L'idée du film est partie de mon premier voyage en France où j'ai été choquée de voir certains immigrés africains, que je croyais avoir réussi, à partir des images qu'ils nous faisaient parvenir ».


« Quand j'ai vu la réalité, la précarité dans laquelle ils vivaient, je me suis posé la question de savoir pourquoi Paris restait un mystère. Et je me suis dit qu'il était temps de dépeindre la réalité pour démystifier ce côté paradis ou eldorado que les gens entretiennent ».


« Quand tu immigres, c'est grâce à l'argent réuni par la famille. C'est comme si on t'envoyait en mission à la guerre et que tu devais revenir avec une victoire. Tu dois réussir pour aider ceux qui sont restés au pays. Quand tu échoues, tu as honte, tu es obligé de mentir. D'autres le font aussi pour ne pas faire souffrir leur famille»