Atelier de convesation
Atelier de convesation_Extraits critiques

SYNOPSIS


Venus des quatre coins du monde ils se rencontrent, chaque semaine à la BPI du Centre Pompidou à Paris, dans l'Atelier de conversation, pour parler français. Les réfugiés de guerre y côtoient les hommes d’affaires, les étudiants insouciants croisent les victimes de persécutions politiques. Malgré leurs différences, tous partagent des objectifs communs: apprendre la langue et trouver des alliés pour pouvoir (sur)vivre dans un environnement qui leur est étranger. Dans ce lieu rempli d’espoir, où les frontières sociales et culturelles s’effacent, des hommes et des femmes, dont les routes ne se seraient jamais croisées, se rencontrent d’égal à égal.

Réalisé par Bernhard Braunstein, Atelier de conversation a été projeté en ouverture du dernier festival international du documentaire Cinéma du Réel et primé depuis dans plusieurs festivals.


Tourné intégralement à la BPI pendant deux ans au sein de "vrais" ateliers de conversation, ce documentaire montre des personnes venues d’horizons différents qui discutent, débattent, rient et pleurent parfois sur des sujets aussi variés que les métiers d’hommes et de femmes ou ce qui nous manque quand on quitte son pays. En effet, au début de chaque atelier, l’animateur choisit un thème de discussion et rappelle la règle: on ne parle qu'en français et on n'aborde pas les problèmes politiques et le sujet de la religion. Bien évidemment, cette règle est bien souvent transgressée donnant lieu à des débats des plus intéressants. La confrontation des points de vue de personnes venant de Syrie, des États-Unis, d’Inde ou de Chine donne à entendre un débat d’idées d’une rare richesse. Le réalisateur d’origine autrichienne, Bernhard Braunstein, a lui-même été un participant régulier des ateliers de conversation pendant un an. À son arrivée en France en 2010, il ne parlait pas un mot de français. ll explique avoir beaucoup progressé grâce à ces séances et surtout avoir vécu des moments rares et magiques qu’il a eu envie de partager grâce à ce documentaire.

Bibliothèque Centre Pompidou


Atelier de conversation, dialogue et tolérance

Ils s’appellent James, Mohammed, Sheila, Irteqa, Djamal ou Niho. Régulièrement, ils se retrouvent dans une salle dédiée de la Bibliothèque publique d’information (BPI), à Beaubourg, pour converser en français. Les sujets sont aussi divers que leurs nationalités: les préjugés, la crise économique, le rôle des femmes ou encore les relations amoureuses. Le réalisateur autrichien immerge le spectateur dans le dispositif de ces échanges, un cercle de chaises qui favorise la proximité avec les intervenants, étrangers déchirés entre leur amour de la France et leurs familles restées à des milliers de kilomètres. Ils sont plus ou moins à l’aise avec la langue, plus ou moins timides, tous passionnants. (…) La tolérance est le maître mot. (…)

Il s’agit au moins autant d’écouter que de s’exprimer, et le réalisateur filme en gros plan les réactions des étrangers qui reconnaissent leurs états d’âme dans ceux de leurs voisins de chaise. Il y a des moments de grâce, d’autres qui nous interrogent. (…) À la fin de cet atelier, les participants parlent peut-être un peu mieux français. Ils ont, surtout, trouvé un lieu où s’exprimer et même développer de nouvelles amitiés.

Marine Quinchon Le Parisien

Bernard Braunstein

Né en 1979 à Salzbourg (Autriche), il a étudié au Département des Sciences de la Communication de l’Université de Salzbourg. Il vit entre Paris et Salzbourg et travaille comme monteur, cadreur et réalisateur de films documentaires.


Atelier de Conversation est son premier long-métrage documentaire.

Filmographie: (sélection)

Courts-métrages (en co-réalisation) Léone, mère & fils (2014), Le Dictateur bienveillant (2016), Pharao Bipolar - moyen-métrage, documentaire (2008)



Premier long-métrage: Atelier de conversation (2017)Note d’intention


«j’ai déménagé à Paris en février 2009. Je voulais apprendre le français et tenter une autre vie. J’étais subjugué par la cacophonie et la mosaïque multiculturelle de la métropole. Plus j’observais, plus la ville devenait captivante mais en même temps chaque fois plus insaisissable, plus complexe, surchargée d’images et d’histoires. À l’euphorie succédait la désillusion. La langue constituait un obstacle énorme. Je ne parlais pas un mot de français, mais j’étais persuadé qu’après quelques mois sur place et un cours de langue intensif, je serais bientôt capable de me faire comprendre. Mais j’ai réalisé, au bout de quelques semaines seulement, à quel point cette pensée était naïve. Même après six mois de séjour dans cette ville, j’étais toujours seul et incapable de prononcer un mot.

La Bibliothèque publique d’information (BPI), qui se répartit sur trois étages du Centre Pompidou et qui est accessible gratuitement et sans formalités pour tous, constitue une interface pour les différents mondes à Paris. L’énergie que dégage ce lieu dans lequel plus de 4personnes du monde entier pensent, lisent, apprennent, discutent, écoutent de la musique, regardent la télévision, naviguent sur le Net, dorment ou viennent tout simplement se réchauffer quotidiennement était contagieuse et motivante. J’y étais souvent pour apprendre le français sur un poste de travail multimédia. Puis un après-midi, j’ai lu un panneau d’information sur lequel figurait une invitation à participer à un groupe ouvert de conversation à l’Atelier gratuit de conversation, tous les vendredis à 18 heures. C’était un vendredi après-midi, j’étais resté à la bibliothèque jusqu’au soir et m’étais inscrit sur une liste un quart d’heure avant le début de l’Atelier: Bernard, Autriche.

C’est ainsi que je me suis retrouvé dans l’Atelier gratuit de conversation avec une quinzaine d’autres personnes, assis sur une des chaises disposées en cercle. C’est avec stupéfaction que j’ai considéré les visages inconnus. On a commencé par un bref tour de table de présentation. Chaque participant(e) venait d’un pays différent. Tous les continents y étaient représentés à part l’Océanie. J’ai participé régulièrement à l’Atelier pendant deux ans. L’idée de faire et de préparer un film m’a accompagné tout au long de la deuxième année. (…)

  

Atelier de conversation

Extraits critiques