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S21 La Machine de mort khmère rouge


Au Cambodge, sous les khmers rouges, S21 était le principal « bureau de la sécurité ». Dans ce centre de détention situé au coeur de Phnom Penh, près de 17000 prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979. Trois d’entre eux seulement sont encore en vie.

S21 la machine de mort khmère rouge tente de comprendre comment le parti communiste du Kampuchéa démocratique (l'Angkar, l’Organisation) a organisé et mis en œuvre sa politique d’élimination systématique.

Pendant près de trois ans, Rithy Panh et son équipe ont entrepris une longue enquête auprès des rares rescapés, mais aussi auprès de leurs anciens bourreaux. Ils ont convaincu les uns et les autres de revenir sur le lieu même de l’ancien S 21, actuellement reconverti en musée du génocide, pour confronter leurs témoignages.


Extraits critiques :


«A sa façon, avec du film, de la durée et une idée du montage, il (Rithy Panh) devient acteur d'une histoire encore en cours. Sans leçon donner, c'est l'espace de l'avenir qu'il ose investir ici. Magistral, en impérative modestie.»

Emmanuel Burdeau  (les Cahiers du cinéma N° 587  février 2004)


«Deux heures impressionnantes pour tenter de répondre non pas tant au pourquoi qu'au comment : quels sont les mécanismes dans la machine à tuer qui permettent aux tueurs de rentrer chez eux le soir, de continuer à vivre, et de n'éprouver, un quart de siècle plus tard, aucun remords apparent, aucune culpabilité particulière ?»

Antoine De Gaudemar (Libération)


«Que faire, cinématographiquement, d'un tel bilan ? Comment composer avec une réalité dont l'horreur, quand bien même elle ne serait pas inédite dans les annales de l'humanité, dépasse à ce point l'entendement et l'imagination ? La réponse de Rithy Panh est, d'une certaine manière, aussi inconcevable que la réalité qu'il entreprend d'évoquer. Rassemblant bourreaux et victimes, il les confronte sur les lieux mêmes du massacre, aujourd'hui transformés en Musée du génocide, et met en scène ces impossibles retrouvailles sous les auspices conjugués de la remémoration  et de la répétition.»

Jacques Mandelbaum (Le Monde - 10 février 2004)


«Des visages, des gestes, des mots, des lieux, un film essentiel, pas parce que Rithy Panh est un témoin, parce qu'il est un grand cinéaste.»

Pascal Mérigeau (Le Nouvel Observateur))


«Avec S21, Rithy Panh signe son travail le plus marquant. Car la force de ce documentaire n'est pas seulement de nous informer sur le génocide cambodgien. Elle est aussi de nous faire réfléchir plus globalement sur la nature même de l'Homme.»

Olivier Lehmann (Cinéastes)


«Le déni des anciens responsables, toujours impunis, et des subalternes encore au pouvoir dans les villages  explique à la fois l’urgence de film et l’omniprésence, dans l’œuvre du cinéaste, des questions que pose le génocide. La difficulté d’en parler transparait dans ses deux premières fictions. . Dans Les Gens de la rizière (1994), le récit est comme troué en son centre par les images nocturnes de foules déportées, poussées en avant par les soldats. Ces images qu'on ne peut localiser dans le temps de la fiction apparaissent comme une hallucination du film lui-même.» .

Sylvie Rollet (Positif N° 516 février 2004)


Propos du réalisateur :


«J’ai réalisé S21, la machine de mort khmère rouge par conviction, mais aussi comme une nécessité. Filmer c’est être avec les autres, corps et âme. Ma vie, je la dois à ceux qui sont morts, j’ai des dettes envers eux. M’engager vis-à-vis des vivants est aussi un devoir. Ma manière d’assumer ma part de travail de mémoire, c’est parler et donner la parole aux témoins du génocide, victimes et bourreaux. Je veux croire que chaque témoignage est une petite pierre qui contribue à édifier un rempart contre la menace toujours possible, ici et ailleurs, du retour de la barbarie.»

Propos recueillis par Antoine de Baecque  : (Libération  10/02/2004)