L'immeuble Yacoubian_extraits critiques

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Extraits critiques

Marwan HAMED


Né en 1977, Marwan Hamed a étudié la réalisation à l'Institut du Cinéma du Caire jusqu'en 1999.
Il débute au cinéma comme assistant réalisateur de plusieurs cinéastes égyptiens comme Sherif Arafa et Samir Seif.
Après une soixantaine de films publicitaires, il réalise trois documentaires : Le Caire, en 1997, Fin du Monde en 1998, et Abu El Rish en 1999.
Il est aussi l'auteur de deux courts métrages de fiction : El Sheikh Sheikha en 1999, et Lilly en 2001 qui a reçu le prix du public au Festival de Clermont-Ferrand en 2001.

Pour L’Immeuble Yacoubian, son premier long métrage de fiction il a écrit avec son père, l’écrivain et scénariste Waheed Hamed, l’adaptation cinématographique du roman éponyme de Alaa El Aswani.

Synopsis

L'Immeuble Yacoubian, tiré d'un roman éponyme à succès, raconte l'histoire d'un immeuble mythique du Caire et l'évolution politique de la société égyptienne de ces cinquante dernières années, entre la fin du règne du roi Farouk et l'arrivée des Officiers libres au pouvoir. Il fustige certains travers de la société égyptienne. En toile de fond, la question du "comment est-on passé d'une société dite moderne et ouverte d'esprit à une société souvent décrite comme intolérante ?".


ADEL IMAM,

le Charlie Chaplin arabe !

 

Adel Imam, (Zaki El Dessouki dans le film), est la grande star du cinéma égyptien, et l'un des grands acteurs du monde arabe. Surnommé "le Charlie Chaplin arabe des temps modernes", il est connu pour ses prises de position sur la vie politique égyptienne et celle du monde arabe. Adel Imam a été nommé ambassadeur de bonne volonté de l'UNHCR en 2000 afin de sensibiliser l'opinion publique au problème des réfugiés dans les pays arabophones. Il est devenu un symbole pour ceux qui s'emploient à promouvoir la tolérance et les droits de l'homme dans le monde arabe. L'Immeuble Yacoubian est son 118e long-métrage.



L'Immeuble Yacoubian, avec son coût de 3,5 millions de dollars, possède le budget le plus important de l'histoire du cinéma égyptien



PANORAMA DU CINEMA EGYPTIEN (Extraits)

 

Le goût pour le cinéma en Egypte est contemporain de la naissance du septième art. Les communautés françaises du Caire et d’Alexandrie se régalaient des films des frères Lumière et de ceux de Georges Mélies, qu’ils faisaient projeter dans des salles de café.

1932-1939 : l’âge d’or de la comédie musicale. Appréciées dans tout le monde arabe, toujours populaires aujourd’hui, les comédies musicales égyptiennes constituent à elles seules un genre du cinéma, un particularisme baroque et exubérant, qui créera des idoles encore adulées aujourd’hui. En 1932, s’engouffrant dans l’émergence du parlant, c’est La Rose blanche de Mohamed Karim qui inaugure le genre avec le chanteur Abdelwahad. Le succès est immédiat.

 

1939-1963 : l’apparition du réalisme. Moins populaire que le genre précédent, il naît en 1939 avec  La Volonté  de Kamal Salim. Puis Marché noir  de Kamel-el-Tilminassi (1945). Nouveauté, les acteurs quittent les studios pour apparaître dans les rues du Caire, loin des décors kitsch et fastueux des mélodrames chantés. Salâh Seif est le chef de cette école, et fera sa réputation en prenant pour scénariste le prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz. Ce seront Ton jour viendra  (1951),  Le Costaud  (1957), Entre ciel et terre (1959), Parmi les vivants . Comme l’œuvre de Mahfouz, cette période du cinéma égyptien commence avant la révolution de 1952 et se poursuit pendant. Le nouveau pouvoir encourage le cinéma réaliste, la création est abondante et de qualité.

 

1963-1970. L’ère de la nationalisation. La révolution nassérienne veut gagner tout le monde arabe, elle souhaite que le cinéma soit un instrument de sa force. Le cinéma est nationalisé durant huit années, huit années controversées. Mais le cinéma égyptien produit cent films par an, acquiert une renommée internationale, révèle de nouveaux réalisateurs.

1970-1988 : la crise. La disparition du secteur public et la politique d’ouverture voulues par Sadate auront des conséquences catastrophiques sur le cinéma égyptien..Le nombre des productions annuelles descend à quinze ou vingt. Youssef Chahine maintient le cinéma égyptien en survie avec Le Moineau  (1972), Le Retour de l’enfant prodigue  (1976),  Alexandrie pourquoi (1978), Adieu Bonaparte (1985), Le Sixième jour  (1986). Mais la production nationale reste dans l’ensemble indigente.

 

1988-2006 : vers le renouveau ? Né de « l’école Youssef Chahine », Yousri Nasrallah se présente comme le chef de file d’un nouveau cinéma égyptien. Vol d’été (1988), Mercedes (1993), La Ville  ( film primé à Locarno en 1999 et tourné en vidéo numérique),  La Porte du soleil  (2004) témoignent d’un réel talent. Prix du cinquantième anniversaire au Festival de Cannes, Youssef Chahine l’inoxydable, continue à apporter ses pierres à l’édifice. Neuf films depuis 1988 dont Alexandrie encore et toujours, Le Caire, Silence on tourne,   Alexandrie New-York  (2004). Il recevra aussi, malgré les conflits, deux fois la médaille de l’état égyptien «… deux fois, j’ai reçu le Grand Prix de l’Etat... D’abord on ne donne pas deux fois la même médaille ! Qu’est-ce que j’en fais ? Une sur la poitrine et l’autre sur le cul ? » . 6/12/2006

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