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Synopsis


La fille a une vingtaine d'années, elle est issue d'un milieu bourgeois. Elle cherche à donner un peu de lumière et de légèreté à sa vie, qu'elle voit comme très insuffisante et inutile. Sans l'intensité qui lui est nécessaire.
Elle décide de donner son amour. Pas au plus séduisant, ni au plus méritant ou au plus admirable, non, ceux-là n'ont pas besoin d'elle, elle donnera son amour au " premier venu ".

Ca c’est fini !

 

« Quand j’avais 12-14 ans, j’allais voir un film allemand et un ou deux films italiens par semaine. Or ça c’est fini ! J’ai vu La Vie des autres. C’est très bien, mais tout de même, ça n’est pas la même chose que lorsqu’on voyait une semaine un Fassbinder, quinze jours après un Wenders… Et cela pendant trois ans.  C’était dément ! Et bien pourtant, aujourd’hui on voit qu’un pays peut vivre sans.  De la même manière, en France, pourquoi, pendant tout un moment, on n’a plus vu de films de Doillon ? Comment est-il possible que l’on habite en France sans aller voir de films de Doillon ? Je ne comprends pas. En principe moi je vais voir mon film de Doillon chaque année. C’est normal. Pourtant on voit que ça ne peut plus exister. Et ça, ça fait très peur. Beaucoup plus que quoi que ce soit d’autre. »

L’annuel du cinéma 2008

Entretien avec

 Arnaud Desplechin Cinéaste (La Sentinelle, Comment je me suis disputé…, Rois et reine, Un conte de Noël).

Jacques DOILLON

 

«J’admire Bergman, et comme lui, je pense qu’il faut davantage fonctionner avec ses nerfs qu’avec sa tête. »

 

Jacques Doillon est né à Paris le 15 mars 1944. En 1963, après la classe de Philosophie, Jacques Doillon interrompt ses études et entre dans la vie active par la petite porte : facteur, rédacteur dans une compagnie d'assurances…

En 1965, il débute dans le cinéma par des stages de montage. Dès 1966, il est assistant-monteur, notamment sur Trans-Europ-Express (Alain Robbe Grillet). De 1967 à 1971 il assurera le montage d'une dizaine de courts et de longs métrages….

 L'An 01, (1972) est son premier long métrage écrit en collaboration avec Gébé. En 1974, avec Les Doigts dans la tête, Jacques Doillon impose son style : des acteurs amateurs, une histoire simple pour un film authentique sur la jeunesse :  « un film drôle et vrai, un film qui chante juste, un film simple comme bonjour »(F. Truffaut, " Pariscope ", décembre 1974). Après ce succès critique et public, il dispose d’un budget confortable pour adapter le roman  de Joseph Joffo, Un sac de billes, qui raconte les tribulations de deux enfants juifs durant l'occupation de la France par les nazis.

 Après ce nouveau succès il souhaite revenir à  des œuvres plus personnelles ce qui lui vaut quelques difficultés pour réaliser La Femme qui pleure,  avec Dominique Laffin et où il interprétera lui-même le rôle masculin puis La Drôlesse, seule apparition à l’écran de Madeleine Desdevises, morte en 1992 à l’âge de 15 ans.  Dan son film suivant, La Fille prodigue (1980), il met en scène un couple père/fille « ou comment un film intimiste, un film " de chambre ", comme on dit une musique, devient un très grand spectacle » (Michel Deville, " Les Nouvelles Littéraires ", 26/3/1981). Après La Pirate en 1984 il s’intéresse de nouveau aux rapports enfants/adultes dans La vie de famille (1984). En 1985, La Tentation d’Isabelle est centré sur le drame de la jalousie. L’année suivante, Jacques Doillon met en scène La Puritaine, puis, en 1987, L’Amoureuse et Comédie ! Dans ces films, tout comme dans La Fille de quinze ans, (1988) il continue à mettre à nu la complexité des rapports adultes/enfants. Après La Vengeance d’une femme (1989), il réalise Le Petit Criminel (1990), l’histoire d’un flic qui se lie d’amitié avec un jeune délinquant joué par Gérald Thomassin, qu’il retrouvera 18 ans après pour Le Premier venu. Suivent ensuite Amoureuse (1991), Le Jeune Werther (1992), Du Fond du cœur (1994) et Ponette en 1995, film dans lequel il s’intéresse à une petite fille de quatre ans persuadée qu’elle va retrouver sa mère morte à la suite d’un accident de voiture. Avec Petits frères (1998), le réalisateur se plonge dans la vie des jeunes de banlieue. Dans Carrément à l’ouest (2000) il retrouve sa fille Lou  dans une description talentueuse de débordements affectifs et amoureux. Son avant-dernier film, Raja (2002) dépeint la relation passionnée et ambiguë entre un français désabusé et une adolescente marocaine.

Après plus de quarante ans de métier et  d’une trentaine de longs métrages à son actif, l’un des cinéastes majeurs du cinéma d’aujourd’hui a dû attendre cinq ans entre la sorite de Raja et celle du Premier venu en raison de la difficulté de trouver des financements pour réaliser son dernier film ! En 2006, La Cinémathèque française a présenté une intégrale de son œuvre. Il a été marié  à l’actrice et chanteuse Jane Birkin. Il est le père de l’actrice Lou Doillon et de Lola Doillon, réalisatrice qui a sorti en 2007 son premier film Et toi t’es sur qui ?

(Sources : www.bifi.fr)

Extraits critiques