J'ai tué ma mère
Benda_Bilili
Lola
L'important c'est de rester vivant
Octobre à Paris
Association Pierre Chaussin
Présentation
Pierre_chaussin
Activites
Fonds
Programmation_2006
Programmation_2007
Programmation_2008
Programmation_2009
Programmation_2010
Programmation_2011
Programmation 2012
Programmation_2012_septembre à décembre
Programmation 2013
Programmation 2014
Programmation 2015
Programmation 2016
Le mot du président
Actualites
Photos
Photos du festival du cinéma Palestinien
Photos_C_A
Nosferatu_photos
Origine_monde_photos
Photos_djamila
Quelques Photos de Ciné-rencontre
Mediatheque
Revue_presse
Presse consacrée à l'association Pierre Chaussin
C_A

Carte

Rendez-vous «Leur premier film »

Vendredi 17 juin  (14 h  30 et 20 h)

J’AI TUE MA MERE

De Xavier DOLAN

Avec Xavier Dolan, Anne Dorval, Suzanne Clément)

Canada (Québec) ; 2009 ; 1h40

Inédit à Troyes

« Un premier film d’un tout jeune réalisateur qui non seulement place techniquement la barre très haut mais pose aussi des questions essentielles sur la relation orageuse entre un fils et sa mère…Le film gagne également en hauteur grâce à l’authenticité des dialogues, qui filtrent parfois avec un jouissif et libérateur humour noir. Surtout, il s’appuie sur un grand sens du cadre et une réalisation qui, tout en étant très stylisé, évite l’esbroufe. »

Julien Nève (l’Annuel du cinéma 2010)


« Apparu à Cannes en 2009, Xavier Dolan se met en scène, mais il place sa quête de style plus haut que ses règlements de comptes. Il exacerbe les empoignades mère-fils jusqu'au grand-guignol - et c'est parfois très drôle. Surtout, J'ai tué ma mère manifeste, à l'arrivée, une belle équité à l'égard des deux forces en présence. L'accusée est aussi une sorte d'héroïne. On a déjà vu des parricides moins tendres.»

 Louis Guichard (Télérama : 26 juin 2006)


« Xavier Dolan a vingt ans et son style et son talent s’affirment dès son premier long-métrage. Bien que le héros de J’ai tué ma mère se prénomme Hubert, ce dernier incarne bien l’alter égo du cinéaste. A peine sorti de l’adolescence, il ose proposer un retour sur cette période conflictuelle de sa vie. La prise de recul est complètement absente, mais le ton incisif et accusateur que le réalisateur emploie, rend l’œuvre attrayante. L’autobiographie est (nécessairement) narcissique, mais le réalisateur présente les faits, rien que les faits. Il ne cherche pas à se mettre en avant ou à enjoliver son histoire : il parle de lui mais son discours n’est pas égocentrique. Sa capacité à se présenter objectivement révèle une grande maturité et une évidente honnêteté intellectuelle. »

Avoir-alire.com


« J'ai tué ma mère est une référence en matière de conflit des familles. Xavier Dolan puise une drôlerie féroce dans l'incroyable violence déployée pour réduire l'autre en pièces (...). Du haut de ses 20 ans, Xavier Dolan maîtrise son premier film de bout en bout et n'en oublie pas non plus de s'intéresser au malaise viscéral de cette mère célibataire.»

Christophe Chadefaud (Studio Ciné Live juillet 2009)


« Xavier Dolan a écrit ce premier long-métrage à 17 ans et l’a réalisé à l’âge de 19 ans. J’ai tué ma mère est le film d’un « vieil » adolescent, un film « jeune ». Mais dans ce qu’il a de meilleur ; tel un risque-tout, le réalisateur tente beaucoup. Et il réussit souvent, composant une œuvre fiévreuse, cohérente et dense qui a eu l’honneur d’une projection cannoise remarquée à la Quinzaine des réalisateurs. Le cinéma québécois tient là un prodige prometteur particulièrement précoce, il lui reste à ne pas se brûler les ailes. »

Arnaud Hée (crtikat.com)

Vendredi 24 juin (20 h) & samedi 25 juin (14 h 30)

Benda Bilili !

Un film de Renaud Barret et Florent de La Tullaye

avec Cubain Kabeya, Paulin Kiara-Maigi, Roger Landu, Leon Likabu, Montana, Coco Ngambali, Theo Nsituvuidi, Djunana Tanga-Suele

Inédit à Troyes

  

6 Nomination festival Cannes 2010:

- Caméra d'Or

- César du Meilleur documentaire

- Prix Europa Cinéma

- Prix FIPRESCI

- Prix SACD

- Art Cinéma Award

1 Prix remporté de la Presse du Cinéma Français 2011 :

- Etoile d'Or du Documentaire

  

Ricky a un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa.
Roger, enfant des rues, désire plus que tout rejoindre ces stars du ghetto qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max.

Ensemble, il leur faut déjouer les pièges de la rue, rester unis, trouver dans la musique la force d'espérer.

Pendant cinq ans, des premières répétitions à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI !, en français «au delà des apparences» nous raconte ce rêve devenu réalité.

Vendredi 23 septembre (14 h 30 & 20 h)

LOLA

Film philippin   de Brillante Mendoza

(2010 ; 1h 50 ; VOST)

Prix FIPRESCI - Prix Spécial du Jury (Mostra de Venise 2009)

Inédit à Troyes

A Manille, deux femmes âgées se trouvent confrontées à un drame commun : Lola Sepa vient de perdre son petit-fils, tué d’un coup de couteau par un voleur de téléphone portable ; Lola Puring est la grand-mère du jeune assassin, en attente du procès. L’une a besoin d’argent pour offrir des funérailles décentes à son petit fils, pendant que l’autre se bat pour faire sortir son propre petit-fils de prison. Déambulant dans les rues de la ville, sous une pluie battante, elles luttent infatigablement pour le salut de leur famille respective…

« Quasiment pas d’histoire donc, juste un prétexte, un mince argument dont la ténuité est précisément le sujet du film. C’est parce qu’il n’a rien à raconter que ce cinéma nous touche :parce qu’il s’attache  à un mode de vie, à une énergie, à des personnages. Brillante Mendoza a l’habitude de tourner caméra à l’épaule, dans des lieux encombrés, surpeuplés, et de se frayer un passage, de laisser notre regard s’immiscer au milieu d’une réalité qui déborde le cadre de l’image. Vincent Amiel (Positif N°591 mai 2010)

« Un peuple que tout accable : voilà ce que filme Brillante Mendoza, l'un des cinéastes contemporains les plus doués. Tout, dans Lola, est illustration de l'inlassable énergie déployée par les petites gens des Philippines pour résister aux maux dont ils sont les victimes, survivre, triompher des épreuves qui leur sont imposées. Un exemple nous est donné dès le début : une vieille femme s'escrime à allumer un cierge en pleine rue, grattant ses allumettes sous un déluge de pluie, défiant le vent qui chahute son parapluie. En dépit de tous ces obstacles, elle parvient à ses fins. Le message du film est là. » Jean Luc Douin (Le Monde : 05/05/2010)

«  Avec ce nouveau film, préférant les temps morts aux temps forts, Mendoza ne cherche plus l’effet facile (John John) ni la violence glauque (Kinatay). Il maîtrise même de plus en plus son outil, mélangeant avec bonheur acteurs et non professionnels, à l’instar des néoréalistes italiens. Il suit pas à pas, sans se presser, caméra à l’épaule, ses deux actrices octogénaires. Avec patience, Mendoza montre la lutte quotidienne de ces deux Grands-Mères Courage. Et par leurs gestes anodins et procéduriers, celles-ci forcent le respect, faisant jaillir le vie au milieu du chaos. Alors, le spectateur pourra être emporté par ce film profondément humain, qui sous des dehors documentaires, se construit comme une allégorie méticuleuse.»

Michel Berjon (Annuel du cinéma 2011)

« Une confrontation de deux grand-mères Courage, voilà la belle idée, toute simple. Et justifiée par le rôle primordial qu'occupent les femmes dans la société philippine. A l'écran, c'est manifeste : les deux Lola s'activent en permanence La tristesse pourrait advenir, mais ce ­serait regarder en arrière, ce serait regretter. Mendoza s'y refuse. Il mise sur la force, le présent qui afflue, encore et toujours. C'est le propre de son cinéma : donner l'impression qu'il s'invente sous nos yeux. » Jacques Morice (Télérama : 08/05/2010)

Vendredi 14 octobre à 20 h en partenariat avec l’ORCCA

VILLES EN EAU TROUBLE (2010 ; 50 min)

 un documentaire de Yves Entenich

Présentation et débat en présence du réalisateur

« Est-il raisonnable de laisser à des entreprises à but lucratif la gestion de l’eau, son contrôle et sa facturation ?

Enquête sur le marché de la distribution de l'eau du robinet dans les villes françaises, où enjeux économiques et écologiques se retrouvent mêlés. Depuis des années, la distribution de l'eau du robinet était généralement assurée, en France, par l'une des trois grandes compagnies du secteur. Un quasi monopole qui est aujourd'hui remis en question : de nombreuses municipalités, jugeant insuffisantes les prestations offertes par ces sociétés, ont décidé de mettre en place des régies municipales. La gestion de l'eau retourne donc dans le giron des citoyens, via leurs élus. Au-delà des enjeux économiques, l'aspect environnemental est primordial. Il s'agit de réfléchir à ce que les hommes désirent faire de l'eau : une marchandise ou un bien commun.

Vendredi 21 octobre (14h30 & 20 h)

HOMMAGE A JEAN VIGO

L’ATALANTE

(1934 ; 1 h 29)

Avec Michel Simon, Jean Dasté, Dita Parlo, Gilles Margaritis

En 1ère partie : A propos de Nice (1930 ; 23 min)

« L’histoire qui devait être un drame réaliste et romanesque dans le goût de l’époque, est devenue, dans le style de Vigo, un poème d’amour fou, baignant dans un fantastique social très surprenant : la noce du début, le bal dans la guinguette, l’apparition de chômeurs d’une société en crise. La trame de l’intrigue est constamment déchirée, et Vigo a fait surgir d’une manière surréaliste la vérité des êtres. Le personnage du père Jules qui représente pour Juliette à la fois l’aventure et l’érotisme morbide, fut pour Michel Simon l’occasion d’une composition surprenante. Mais plus que lui encore, Dita Parlo et Jean Dasté sont des personnages fascinants, décalés du monde réel, inoubliables. » Jacques Siclier (Télérama : 12/01/1992)


« L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français années 30, cinéma de prose, dur et réaliste, parfois cynique, ne tolérant la poésie qu’à dose homéopathique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes (la séquence sous-marine)… L’art poétique de jean Vigo, s’il a fait peu de vrais disciples (exemple Jacques Rozier), a impressionné, comme le font toujours les oeuvres de rupture, quantité de critiques et de cinéphiles. »

Jacques Lourcelles (dictionnaire du cinéma : Bouquins ; Robert Laffont)


A PROPOS DE NICE : court métrage de Jean Vigo (1930 ; 23 min))

« Jean Vigo avait travaillé à Nice aux studios de la Victorine et s’y était installé avec sa femme. Il connaissait bien la ville. Frappé par son côté factice, avec ses hôtels de luxe, son casino, ses riches oisifs, tout un art de masquer la décadence et la mort d’une société, il réalisa ce film-parabole, son premier, satire sans concession aucune de la bourgeoisie et de ses valeurs.

Ce tournage devait lui permettre d’élaborer sa théorie du « documentaire social » ou « point de vue documenté », très influencé par le « ciné-œil » de Dziga Vertov et que l’on retrouvera plus tard dans les films d’un Chris marker. » Alain Rémond : Télérama

Samedi 26 novembre et vendredi 2 décembre (14h30 & 20 h)

L’IMPORTANT C’EST DE RESTER VIVANT

(2009 ; 1 h 37)                         

Documentaire de Roshanne SAIDNATTAR

Présentation et débat en présence de la réalisatrice

Mois du film documentaire Semaine de Solidarité Internationale

M Roshane Saidnattar, rescapée des camps de la mort au Cambodge, rencontre le théoricien du pouvoir Khmer Rouge, Khieu Samphân. Face au déni et à la parole mensongère de ce théoricien de Pol Pot, la réalisatrice et sa mère retournent au Cambodge et trouvent la force de parler.

L'Important c'est de rester vivant entremêle les souvenirs de la réalisatrice, le témoignage de sa mère ainsi que des archives inédites, le tout mis en parallèle avec l'entretien exceptionnel avec Khieu Samphân.


« Enfant, R. Saidnattar subit, avec sa famille, la terreur khmère rouge. Vingt cinq ans après, elle a voulu filmer celui qui en fut l’un des plus hauts responsables, confrontant ses mensonges avec l’atroce réalité : la systématisation de la torture. Dérangeant et implacable. » Ch. B. (Annuel du cinéma 2010)


« Revenant sur les lieux de son enfance bousillée en compagnie de sa mère et de sa petite fille, Roshanne Saidnattar revoit ces paysans qui lui faisant si peur car ils détenaient à l’époque le droit de vie et de mort sur tous les prisonniers surnommés « peuple récent », « des gens impurs pervertis par les idées occidentales »… Mais ce voyage intime et douloureux est aussi entrecoupé par un entretien de longue haleine avec Khieu Samphan, qui ne fut rien moins que le président du régime et avec qui la cinéaste a négocié pendant des années pour pouvoir enfin le rencontrer. » D.P. (Libération : 26/08/2009)


« L’important c’est de rester vivant opère par ses confrontations multiples (documentaire-docu-fiction, victime-bourreau, déplacé-surveillant, paysan-intellectuel, passé-présent), un travail de déploiement et de questionnement aussi profitable qu’important. En invitant trois générations d’une même famille à revenir sur les lieux de leurs drames (la réalisatrice, sa fille et sa mère) tout d’abord mais aussi en faisant poindre entre émotion et distance, le point de vue de l’Histoire et de ses traces. » Excesssif.com


« L'on sait à quel point, s'agissant d'un " auto-génocide ", les témoignages sont difficiles. Celui-ci tire sa force particulière de la dialectique qui fonde le film. D'un côté, les dénégations d'un monstre froid titulaire d'une thèse d'économie à la Sorbonne, qui s'inquiète de la récolte du soja et prétend avoir ignoré l'existence du crime dont il était pourtant l'un des concepteurs idéologiques. De l'autre, l'émotion et la catharsis du retour des victimes sur les lieux de ce crime, d'autant plus intenses que la fille de la réalisatrice a aujourd'hui le même âge que sa mère au moment où on la spolia de son enfance. »


Jacques Mandelbaum (Le Monde : 25/08/2009) mois du film documentaire Semaine de Solidarité Internationale

Vendredi 16 décembre (14h 30 & 20h)

“En compagnie de LAUREL ET HARDY”

« Leurs personnages ont atteint à une sorte d’immortalité. Promouvant la destruction au rang d’un des beaux-arts…ils créent à eux seuls un mythe des plus vivants de toute l’histoire du cinéma. Sans tomber dans l’anecdote psychologique, qu’ils transforment constamment en rituel autonome…ils dévoilent comme personne d’autre dans leurs meilleurs films, la face cauchemardesque du quotidien et la folie latente de l’homme, individuelle ou collective (les destructions en chaine des courts métrages muets).

Petr Kral : Dictionnaire du cinéma : Larousse 1991)


« On ne les a pas vraiment oubliés, mais tout de même c’est loin. Ils appartiennent à la fin du cinéma muet, aux années 30. Adorés des enfants qu’on emmenait les voir le jeudi, alors jour de congé scolaire. La ritournelle guillerette qui servait d’indicatif à leurs films mettait, dès les premières mesures, les salles en joie. On riait d’avance. Laurel le maigre, Hardy le gros : un tandem, un couple comique jamais égalé, jamais remplacé. Une entité. »

Jacques Siclier : Le Monde : 3/08/1988


« Le temps n’a pas de prise sur Laurel et Hardy., car si la conjoncture sociale s’est modifiée depuis les années 30, les structures de cette société bourgeoise dans laquelle ils évoluent sont demeurées immuables, le propre d’un certain type de bourgeoisie étant justement son espèce de paralysie existentielle chronique ! Les épouses sont toujours tyranniques, les flics menaçants, les patrons, voisins et conducteurs irascibles, tandis que la voiture, le foyer l’uniforme restent les valeurs consacrées d’un ordre et d’une morale. Et bousculer, bouleverser, renverser, désagréger, saccager cet ordre à travers ses symboles matériels conserve aujourd’hui une portée comique intacte. »

Guy Braucourt : Ecran 72 N° 4 : avril 1972


Stan Laurel et Olivier Hardy sont les seuls acteurs comiques dont le style ne s’embarrasse d’aucune espèce de sentimentalité. D’un bout à l’autre, les inventions explosives bouleversent notre attente.  Avec une espèce d’amertume, nous sommes obligés de reconnaitre que leurs actes incompréhensibles ont réussi à nous troubler, sans que nous puissions assigner une cause évidente à notre surprise. Leur conduite est dépourvue de lyrisme ou si l’on veut, ils développent une sorte de poésie haineuse. Ils sont à la source  la plus limpide des idées drôles, ils représentent le comique avec pureté. »

Louis Chavance : La Revue du cinéma N° 7 (février 1930)

Lundi 17 octobre (20 h 30)

OCTOBRE à PARIS

un documentaire de Jacques Panigel (1962 1 h 10)

 Ce documentaire, tourné clandestinement puis censuré pendant plus de 50 ans et  invisible jusqu'à ce jour, retrace les événements du 17 octobre 1961, au cours desquels près de 30 000 Algériens manifestèrent pacifiquement dans les rues de Paris à l'appel du FLN... S’ensuivirent 11 000 arrestations et des dizaines d’assassinats (voire des centaines, selon certains historiens), dont de nombreux manifestants jetés à la Seine après avoir été tabassés, des centaines d’expulsions et des plaintes classées sans suite.