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SAMEDI 12 MAI 2012 (14 h)


ENTRE NOS MAINS

Documentaire de Mariana OTERO


France; Date de sortie : 6/10/2010; 57 copies;

Scénario: Mariana Otero; Images: Mariana Otero

Montage: Anny Danché

Musique : Fred Fresson

Son: Pierre Carrasco

Collaboration à la comédie musicale: Pascal Deux 

Producteur : Denis Freyd

Distributeur : Diaphana.

Synopsis : Pour sauver leur emploi, des femmes décident de reprendre le pouvoir dans leur entreprise de lingerie en créant une coopérative. Au gré des épreuves et des rebondissements, elles découvrent avec bonheur et humour la force  du  collectif, de  la  solidarité  et une nouvelle liberté.

MARIANA OTERO


Après des études de Lettres avec un sujet de mémoire révélateur (Valeurs de la Poésie dans Alphaville de Jean-Luc Godard,  Mariana Otero s'oriente définitivement vers le cinéma, en obtenant une licence  à l'Institut  Des  Hautes  Etudes Cinématographiques.

Elle réalise, à partir de 1993 pour Arte, une série de six documentaires de 22 minutes. Décliné en épisodes, La Loi du collège traite de la vie quotidienne de jeunes adolescents dans une banlieue pari- sienne. Elle obtient le prix du meilleur film documentaire des 5èmes Rencontres du Cinéma Documentaire de Lisbonne. En 1997, dans Cette télévision est la vôtre, la réalisatrice analyse les fonctionnements de la SIC, une chaîne commerciale portugaise, qui a conquis 50% de l'audience nationale grâce à des telenovelas importées du Brésil.

Elle signe en 2003 Histoire d'un secret, (prix du meilleur documentaire au Festival International du Film de Valladolid) un film à mi-chemin entre le documentaire et la fiction, dans lequel elle s'interroge sur la disparition de sa mère, décédée des suites d'un avortement clandestin. En 2010, elle s'attache à décrire le monde des ouvriers en perdition dans Entre nos mains, documentaire projeté au 62èmes Festival de Cannes.

EXTRAITS CRITIQUES


« Vous avez compris l'histoire du capital ? »  Si  le  contexte  n'était pas  si sombre,  la  phrase  prêterait    à  sourire, tant elle est symbolique de cette lutte inégale et séculaire entre classe ouvrière et patronale. On est en plein dedans avec Entre nos mains, un film documentaire de Mariana Otero sur une entreprise de l lingerie près d'Orléans confrontée à la faillite. Ou plutôt sur ces salariés, en majorité des femmes, qui vont tenter de la reprendre en coopérative, en SCOP (Société coopérative de Production) et donc de passer du statut d'employées à celui d'associées. Pas simple, le change- ment d'état, un des motifs autour des- quels tourne le film, monté sans voix off, ni interview, ni commentaires. Juste la parole brute. »

Emmanuelle Peyret (Libération : 06/10/2012)


« Les ouvrières d'une PME de lingerie féminine s'interrogent sur leur avenir, et sur l'avenir de leur usine, au bord de la faillite. Avec modestie et humour, avec humanité mais sans misérabilisme, Otero nous parle de notre époque, dominée par le marché. »M. B. (Fiches du cinéma)

PROPOS DE LA REALISATRICE


« Pendant des années, j'ai consacré mon travail de cinéaste à tenter de dresser un état des lieux de notre société. Sans commentaire, sans interview, sans discours, mais en racontant des histoires qui rendaient visible la complexité des situations et des enjeux. Avec Entre nos mains, je voulais porter mon regard sur une "utopie" qui se confronte au réel en racontant l'histoire de "gens" qui sont amenés très concrètement à remettre en question leur manière de vivre ou de travailler et à se penser ou se perce- voir autrement, à travers d'autres pratiques. »

« Dès le début du tournage, je leur ai posé des questions pendant qu'elles travaillaient afin de tisser entre elles et moi une relation que je concevais comme une partie intégrante de leur vie dans l'entreprise et aussi du film. Je souhaitais les impliquer complètement dans le tournage et leur laisser la possibilité de s'adresser à la caméra quand elles en auraient envie pour raconter cette histoire qui était la leur ».

« On n'est pas obligé, comme c'est hélas souvent le cas à la télévision aujourd'hui, de le prendre par la main dès le début et de répondre immédiatement à toutes les questions qu'il pourrait se poser en ajoutant un commentaire de peur «qu'il décroche». [...] Le spectateur n'en sait pas plus que les protagonistes. Il prend connaissance des situations et des enjeux en même temps qu'eux, il est porté par les émotions qu'ils font naître ».