J'ai tué ma mère
Vincere
Love
Nous, les vivants
L'enfer
Voyage à cythère
Juliano
Les enfants d'Arna
Tant qu'il y aura des oliviers
L'Anniversaire de Leila
Pour un seul de mes deux yeux
Pour un seul de mes deux yeux

Fix_me
Le Sel de la mer
Lola
L'important c'est de rester vivant
Benda_Bilili
Octobre à Paris
La page de Aref TAHAN
Programmation_2011
Programmation_2011
Programmation_2010
Programmation 2012

Vendredi 17 juin  (14 h  30 et 20 h)

J’AI TUE MA MERE

De Xavier DOLAN

Avec Xavier Dolan, Anne Dorval, Suzanne Clément)

Canada (Québec) ; 2009 ; 1h40

Inédit à Troyes

« Un premier film d’un tout jeune réalisateur qui non seulement place techniquement la barre très haut mais pose aussi des questions essentielles sur la relation orageuse entre un fils et sa mère…Le film gagne également en hauteur grâce à l’authenticité des dialogues, qui filtrent parfois avec un jouissif et libérateur humour noir. Surtout, il s’appuie sur un grand sens du cadre et une réalisation qui, tout en étant très stylisé, évite l’esbroufe. »

Julien Nève (l’Annuel du cinéma 2010)


« Apparu à Cannes en 2009, Xavier Dolan se met en scène, mais il place sa quête de style plus haut que ses règlements de comptes. Il exacerbe les empoignades mère-fils jusqu'au grand-guignol - et c'est parfois très drôle. Surtout, J'ai tué ma mère manifeste, à l'arrivée, une belle équité à l'égard des deux forces en présence. L'accusée est aussi une sorte d'héroïne. On a déjà vu des parricides moins tendres.»

 Louis Guichard (Télérama : 26 juin 2006)


« Xavier Dolan a vingt ans et son style et son talent s’affirment dès son premier long-métrage. Bien que le héros de J’ai tué ma mère se prénomme Hubert, ce dernier incarne bien l’alter égo du cinéaste. A peine sorti de l’adolescence, il ose proposer un retour sur cette période conflictuelle de sa vie. La prise de recul est complètement absente, mais le ton incisif et accusateur que le réalisateur emploie, rend l’œuvre attrayante. L’autobiographie est (nécessairement) narcissique, mais le réalisateur présente les faits, rien que les faits. Il ne cherche pas à se mettre en avant ou à enjoliver son histoire : il parle de lui mais son discours n’est pas égocentrique. Sa capacité à se présenter objectivement révèle une grande maturité et une évidente honnêteté intellectuelle. »

Avoir-alire.com


« J'ai tué ma mère est une référence en matière de conflit des familles. Xavier Dolan puise une drôlerie féroce dans l'incroyable violence déployée pour réduire l'autre en pièces (...). Du haut de ses 20 ans, Xavier Dolan maîtrise son premier film de bout en bout et n'en oublie pas non plus de s'intéresser au malaise viscéral de cette mère célibataire.»

Christophe Chadefaud (Studio Ciné Live juillet 2009)


« Xavier Dolan a écrit ce premier long-métrage à 17 ans et l’a réalisé à l’âge de 19 ans. J’ai tué ma mère est le film d’un « vieil » adolescent, un film « jeune ». Mais dans ce qu’il a de meilleur ; tel un risque-tout, le réalisateur tente beaucoup. Et il réussit souvent, composant une œuvre fiévreuse, cohérente et dense qui a eu l’honneur d’une projection cannoise remarquée à la Quinzaine des réalisateurs. Le cinéma québécois tient là un prodige prometteur particulièrement précoce, il lui reste à ne pas se brûler les ailes. »

Arnaud Hée (crtikat.com)

Article de L'Est Eclair du 1er juin 2011

Passez la souris dessus

PROGRAMMATION 2011

Le cinéma palestinien aujourd’hui

Rendez-vous «Leur premier film »

Vendredi  21 janvier   (14h. 30 et 20h.)

VINCERE

Film italien de Marco Bellochio

(2009 ; 1h 58 ; VOST)

Avec Giovanna Mezzogiorno ; Filippo Timi ; Fausto Russo

Inédit à Troyes

« A l'origine, une histoire enfouie dans la mémoire collective d'une nation : celle d'Ida Dalser, maîtresse puis épouse d'un politicien ambitieux et arrogant, Benito Mussolini. Elle est saisie par son appétit de vaincre- le sens du verbe italien « vincere ». Elle finance son ascension, porte son enfant. Et lui, au fil de sa prise de pouvoir, l'abandonne, puis la cloître »

« Fresque protéiforme sur la naissance du fascisme et le culte de l’image, Vincere raconte l’histoire tragique d’Ida, épouse illégitime de Mussolini, internée dans un asile où elle revendiquera la vérité jusqu’à la mort. Emouvant et percutant. »

Annuel du cinéma 2010


Vincere raconte l’histoire de l’Italie de la première moitié du vingtième siècle et met en scène toute l’histoire du cinéma italien, à la fois dans le film (les nombreuses projections des œuvres de l’époque qui structurent le récit et déterminent son cours) et par le film, appelé par lui. Sans oublier l’histoire de l’Italie et son théâtre, l’opéra omniprésent dans la composition musicale et la mise en scène, d’une stupéfiante intensité (une sorte d’ « opéra furioso »), à l’emphase lyrique audacieuse chez un cinéaste naguère plus intraverti. »

Charles Tesson (Les Cahiers du cinéma : novembre 2009)


« …Il s’agit sans doute du film le plus mûr, le plus maîtrisé, le plus stimulant visuellement d’un cinéaste dont le parcours fut à la fois bouillonnant et erratique, mais qui paraît entré, depuis une décennie, dans la plénitude de son art... Dans le balancement entre recul critique et compassion, Vincere impose les qualités rares d’un grand film, à la fois aventure esthétique et aventure intime. »

Christian Viviani (Positif : novembre 2009)


« Le nouveau film de Marco Bellochio, qui fut bien avant Nanni Moretti l’enfant révolté du cinéma italien, est une œuvre magistrale, un geste stylistique, poétique, politique d’une rare envergure. »

Jacques Mandelbaum (Le Monde : 25/11/2009)

« Depuis quand n’avait-on reçu de plein fouet une œuvre d’une telle complexité, à la théâtralité exacerbée, au symbolisme de tous les instants ? …Vincere est un torrent, un monstre de fiction qui brasse tableau du fascisme, histoire du XXe siècle et réflexion sur la folie. » Pierre Murat (Télérama : 1/12/2009)

Vendredi  11 février   (14h. 30 et 20h.)

 A SWEDISH LOVE STORY

Film suédois de Roy Andersson

(1969; 1h 55; VOST)

Avec Ann-Sofie Kylin, Rolf Sohlman ; Bjorn Andresen

Inédit à Troyes

En marge du monde des adultes prisonniers de leurs conventions et de leur mélancolie, Pär et Annica, avec l'ingénuité et la fraîcheur de leurs 15 ans, découvrent simplement l'envie et le bonheur d'aimer.

« Baigné d’une lumière solaire qui évoque Monika d’Ingmar Bergman, Une histoire d’amour suédoise laisse une étrange impression d’optimisme mêlé à une profonde mélancolie. A l’image du couple adolescent, encore étourdi par la découverte de leurs sentiments inédits qui affleurent, mais tout près de basculer vers l’âge adulte. Une œuvre profonde, portée par des interprètes d’une justesse époustouflante. »

Dossier de presse


« On a rarement vu un tel effet de réalisme, une telle coïncidence émotionnelle entre les personnages et la situation dramatique. Le désir, la honte, l’innocence, parfois la souffrance, se concrétisent dans l’évidence des situations. Rien n’est outré, tout se justifie. Le style tranché et net, d’une justesse imparable, fait penser à Pialat ; l’univers visuel, stylisé par une lumière douce, à un autre film suédois qui traitait également de l’amour de deux adolescents : Monika. »

Nicolas Giuliani (Kriticat)


« Tourné en 1969, ce qui lui donne à la fois un côté désuet et un indéfinissable charme, malgré un sujet éternel, A Swedish Love Story est le premier long métrage de Roy Andresson (qui avait alors 26 ans).  Il obtint un phénoménal succès critique et public, notamment dans les pays scandinaves, puis le Grand Prix du Festival international de Berlin rendit célèbre son réalisateur. Bergman lui-même salua son talent et sa maturité. »

Annuel du cinéma 2009


« Roy Andersson a imposé son style : un humour iconoclaste pour dépeindre une société suédoise à la fois grotesque et tragique, entre poésie et réalisme. »

Jean Luc Douin (Le Monde : 10/06/2008)

Hommage à ROY ANDERSSON (en partenariat avec la médiathèque de STE SAVINE "Entre le chaud et le froid"

Vendredi  18 février   (14h. 30 et 20h.)

NOUS, LES VIVANTS

Film suédois de Roy Andersson

(2007 ; 1h34 ; VOST)

Inédit à Troyes

 "Nous, les vivants, parle de l'Homme, de sa grandeur et sa misère, sa joie et sa tristesse, sa confiance en soi et son anxiété. Un Homme dont nous voulons rire et pleurer à la fois. C'est tout simplement une comédie tragique ou une tragédie comique à notre sujet."

« Quelle est cette étrange lumière des pays nordiques qui, mieux qu'une autre, révèle l'humaine condition dans toute sa précarité ? Le regard qu'elle provoque peut-être compassionnel, comme chez le Finlandais Aki Kaurismäki, ou cynique, demandez au Danois Lars Von Trier. Il était métaphysique chez le Suédois Ingmar Bergman. Son compatriote Roy Andersson, lui, observe l'humanité de façon plus prosaïque, avec une ironie cruelle, à travers de petites saynètes spectaculaires et absurdes. »

Aurélien Ferenczi (Télérama : 24/12/2007)

« Une galerie de personnages de tous âges et de toutes conditions, confrontés à des moments tragiques, burlesques, angoissants de l'existence. Humour noir et fantaisie burlesque, sens de l'absurde et embardée poétique, c'est du cinéma venu d'ailleurs. Étrange, déconcertant, intrigant » Ouest France

« Sept ans après l’ovni culte Chansons du deuxième étage, Roy Andersson récidive avec cette succession de vignettes sous Prozac, tranches de vie absurdes et surréalistes. Tout en grisaille et mélancolie, un petit bijou de poésie et d’humour. »

Annuel du cinéma 2008

« Vous vous amusez follement en voyant les films d’Aki Kaurismaki ? Vous rirez à gorge déployée en regardant Nous, les vivants de Roy Andersson. »

Eric Libiot (L’Express :20/11/2007)

« Andersson opère une sorte de synthèse entre l’esprit des Monty Python, les dessins de Sempé et la technique cinématographique de Jacques Tati. C’est souvent à pleurer de rire, alors qu’à d’autres moments, on reste suffoqué par les trouvailles techniques et poétiques absolument imprévisibles. » ma N° 560)

Hommage à ROY ANDERSSON (en partenariat avec la médiathèque de STE SAVINE "Entre le chaud et le froid"

Vendredi  25 mars   (14h. 30 et 20h.)

L’ENFER

D’Henri-Georges Clouzot

Documentaire de

Serge Bromberg et Ruxandra Medrea

(1h34 ; 2009)

inédit à Troyes

En 1964, Henri-Georges Clouzot choisit Romy Schneider, 26 ans, et Serge Reggiani, 42 ans, pour être les vedettes de L'Enfer. Un projet énigmatique et insolite, un budget illimité, un film qui devait être un "événement" cinématographique à sa sortie. Mais après trois semaines de tournage, c'est le drame. Le projet est interrompu, et les images que l'on disait "incroyables" ne seront jamais dévoilées. Oubliées depuis un demi-siècle, elles ont été retrouvées et sont plus époustouflantes encore que la légende l'avait prédit…Serge Bromberg et Ruxandra Medrea réussissent ici une "recomposition" de l'œuvre disparue, créant un nouveau film qui raconte l'histoire de ce naufrage magnifique et qui permet au projet d'exister enfin.


«… Et c’est bien cela, le grand mérite de L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot : raconter le tournage comme un drame, avec ses tensions, ses moments de grâce, ses rebondissements... Bromberg et Medrea utilisent le principe de la mise en abyme pour scruter la chute du film de Clouzot dans les abîmes de la création. Les auteurs reprennent au film de Clouzot son ton dramatique, sa structure en flash-back et transposent le canevas du scénario de la fiction palimpseste de 1964 au documentaire de 2009, en racontant comment un homme a priori raisonnable, bascule peu à peu dans la folie, comment tous les éléments convergent progressivement vers l’évidence de sa déraison. »

Raphaëlle Pireyre (Kriticat.com)


« On peut discuter certains partis pris de L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot, mais le film est tellement plein à ras bord d'images sublimes que ce serait un péché de ne pas aller le découvrir. »

Stéphane Delorme (Les Cahiers du cinéma : novembre 2009)


 « Mythique est L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot, film inachevé des années 60.De ce tournage pharaonique, Serge Bromberg, infatigable dénicheur de films oubliés a retrouvé 185 bobines représentant pas moins de seize heures de rushes dépourvus de son, excepté une courte bobine d’essais. Mené sur le mode de l’enquête, cette patiente exhumation se fonde sur les témoignages de certains protagonistes de l’époque (Costa Gavras, Catherine Allégret), d’extraits saisissants, et d’une lecture des scènes manquantes par Jacques Gamblin et Bérénice Béjo. Ce morcellement des sources ne nuit pas du tout  à la mise en lumière de ce film sombre dont les images cinétiques sont envoûtantes. »

Vincent Thabourey (Positif N° 581/582 juillet/août 2009)

Vendredi  15 avril   (14h. 30 et 20h.)

LE VOYAGE A CYTHERE

de Théo Angelopoulos

(Grèce ; 1984 ; 2 h 14 ; VOST)

Inédit à Troyes

Alexandros, un metteur en scène, en quête du personnage principal de son film, n'arrive pas à trouver l'individu correspondant à sa recherche, ceci malgré moult auditions ... Un vieux vendeur de lavande, sur le port, attire son attention ... En compagnie de sa sœur, Alexandros vient accueillir son père Spyros, rentrant d'exil d'URSS après trente deux ans d'absence ... Ce retour familial et sa création/quête artistique vont étroitement se mêler ...

« Etranger dans un pays qui ne le reconnaît plus, Spyros, héros brisé et déchu, n’a plus qu’à disparaître. Pensant pouvoir enfin créer sans entraves une fois la démocratie instaurée, Angelopoulos se trouve confronté aux lois du marché qui nivellent le goût du public… La rigueur stylistique de son film apparaît comme une forme de résistance non déguisée aux modèles cinématographiques dominants. »

Raphaël Bassan (La Saison cinématographique 1985)


«Rêve-t-il Alexandre, le héros du film ? Ou dirige-t-il mentalement une séquence de film qu’il s’apprête à tourner ? Entre fiction et réalité, un voyage dans le temps, qui prend le temps. Un film qui se raconte au conditionnel. Le film d’un artiste proche de l’épure absolue. Le plus beau d’Angelopoulos. »

Pierre Murat (Télérama : mars 1985)


«Immenses plans-séquences qui dilatent l’espace et le temps, lents travellings circulaires, personnages solitaires qui errent dans un univers qu’ils ne comprennent plus, militants nostalgiques parce que leurs idéaux s’effritent, vieillards inquièts qui sentent leur mort prochaine… Toutes les interrogations et toutes les figures cinématographiques qui caractérisent le style d’Angelopoulos sont ici rassemblées. »

Gérard Pangon : Le Guide du cinéma ; Télérama hors série)


« Le Voyage à Cythère est sans doute le film le plus bouleversant de Théo Angelopoulos, une émotion distillée à chaque plan, par le sujet, le dialogue d’une sobriété rare, la subtilité de la photographie, l’interprétation remarquable, sans oublier l’inoubliable musique qui a la nostalgie sensuelle des accords vivaldiens. »

Hélène Tierchant (Théo Angelopoulos : Edilig 1989)

Vendredi  27 mai   (14h. 30)

Hommage à Juliano Mer-Khamis

L’acteur, réalisateur, et directeur de théâtre Juliano Mer-Khamis est mort assassiné par balles, dans son théâtre, Théâtre de la Liberté, à Jénine par des inconnus le 4 avril. En hommage à ce militant pacifiste israélo-palestinien, nous présentons son film

Les Enfants d’Arna

(Israël ; 2003 ; 85 min.)

« Ce film âpre, violent, sans concession, est un témoignage absolument unique. Rarement on aura filmé d'aussi près, et avec une telle force, le désespoir et les mécaniques de violence qui rongent la société palestinienne et poussent une génération au suicide. » Télérama

Vendredi  27 mai   (20 h)

En partenariat avec Artisans du monde pour un commerce équitable En présence de Shadi MAHMOUD responsable du PARC ( Palestinian Agriculture Relief Committies) Et de RULA KAFAYA (psychologue dans un camp de réfugiés).

TANT QU’IL Y AURA DES OLIVIERS

Documentaire d’Eve Duchemin

(2007 ; 22 min.)

Ce film suit l’initiative du PARC qui a choisi de regrouper les oléiculteurs en coopératives pour produire leur huile d’olive dans de meilleures conditions et l’exporter via la filière de commerce équitable. Il analyse la manière dont est produite l’huile d’olive, de sa cueillette dans les champs d’oliviers familiaux, à sa vente dans les boutiques Artisans du Monde. Au travers de ce chemin, il montre les problèmes auxquels sont confrontés les oléiculteurs sous l’occupation israélienne.

L’ANNIVERSAIRE DE LEILA

un film de Rashid Masharawi

(2008 ; 1 h 11)

Pour le septième anniversaire de sa fille, Abu Leïla ne désire qu'une chose : rentrer pour une fois de bonne heure à la maison afin de partager cette soirée en famille. Mais rien n'est moins simple pour cet ancien juge qui, alors qu'il rentrait en Palestine avec la ferme volonté d'aider son pays à sa reconstruction, a dû se reconvertir en chauffeur de taxi. Confronté à l'irrationalité et au manque d'organisation de la société palestinienne, notre juge devra entreprendre un long et pénible chemin, véritable parcours du combattant, pour finalement retrouver sa maison.

« Multipliant les situations absurdes et burlesques (...) Rashid Masharawi signe une tragi-comédie politique qui expose les problèmes, les errances et les espoirs d'un pays en état de guerre permanent. » TeleCineObs

Un festival de films en langue arabe


Publié le jeudi 05 mai 2011 à 11H00 sur L'Est Eclair


Sainte Savine - VENDREDI 27 ET SAMEDI 28 MAI - Créée il y a un an, l'association laïque pour la culture et la langue arabe (Alcalam) fait preuve d'un dynamisme étonnant. En partenariat avec l'association Pierre-Chaussin, elle organise, pour la première fois dans l'agglomération, un festival de films en langue arabe. Une manifestation qui s'inscrit dans la continuité de la projection, en octobre, du long-métrage L'immeuble Yacoubian. « Ce rendez-vous avait bien marché. Il avait attiré une centaine de personnes », explique Aref Tahan, président de l'association Alcalam.

Fort de ce succès, les deux structures ont décidé de prolonger leur collaboration en organisant cette manifestation, qui se tiendra les 27 et 28 mai. À l'affiche, des films inédits à Troyes, mettant dans un premier temps à l'honneur le cinéma palestinien, avec, pour lancer les festivités, un hommage au réalisateur palestinien Rashid Masharawi, ainsi qu'une séance en partenariat avec Artisans du monde pour un commerce équitable, en présence de Shadi Mahmoud, responsable du Parc (Palestinian agriculture relief committies) et Rula Kafaya (psychologue dans un camp de réfugiés).

À l'heure des révolutions arabes, les organisateurs ont souhaité à travers la projection de documentaires d'Avi Mograbi de « montrer que les destins des peuples israéliens et palestiniens sont liés ».

Sans compter que les élèves arabisants du collège Albert- Camus et du lycée Marie-de-Champagne rendront hommage au poète palestinien Mahmoud Darwich, accompagnés par le chanteur et luthiste Mohammed Halata. « Nous avons également souhaité mettre en avant le cinéaste juif palestinien Juliano Mer-Khamis, assassiné le 4 avril dernier et réalisateur des enfants d'Arna, qui a payé de sa vie son engagement pour la paix ». L'objectif de ce festival est d'encourager les jeunes et le public « à découvrir la culture arabe ».  A.CH

Samedi 28 mai   (14 h)

AVI  MOGRABI, UN CINEASTE EN COLERE

Documentaire de Laurent Billard

(2006 ; 26’)

A la manière des films d’Avi Mograbi, Laurent Billard suit, caméra à l’épaule, la vie agitée du documentariste israélien durant quelques jours. Des plages de Tel Aviv à une manifestation contre le mur à I'billin, entre Jérusalem et Ramallah, la parole libre du cinéaste commente une action de tous les instants. Les extraits d’"Août" (2001) et de "Pour un seul de mes deux yeux" (2005) complètent ce portrait du cinéaste en homme révolté

POUR UN SEUL DE MES DEUX YEUX

Documentaire d’Avi Mograbi

(2007 ; 1 h 40)

Alors que la seconde Intifada plonge les Israéliens dans la terreur et les Palestiniens dans le dénuement et la frustration, Avi Mograbi, cinéaste israélien, croit pourtant en la force du dialogue, avec les Palestiniens assiégés et avec l'armée israélienne omniprésente. Pour s'interroger sur le conflit, le réalisateur convoque les mythes de Samson et de Massada.

«Le cinéaste israélien Avi Mograbi livre une analyse limpide, féroce, drôle et décapante des paradoxes de la société israélienne (...) Précipitez-vous. »

Le Nouvel Observateur

Samedi 28 mai   (17 h)

 FIX ME

 Film de Raed Andoni

 (2010 ; 1 h38)

Raed Andoni, auteur réalisateur, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, a mal à la tête, au sens propre comme au figuré. Cela l’empêche de travailler. Armé d’humour et d’une certaine ironie, il interroge alors sa place dans la société palestinienne. Au risque de déconcerter sa propre famille et ses vieux amis, il décide de se faire soigner et de filmer sa psychothérapie...

« Pas totalement un documentaire mais pas vraiment une fiction, Fix me se rapproche du journal intime autant qu'il s'en éloigne pour explorer, mine de rien, la psyché collective des Palestiniens. Avec gravité autant qu'avec drôlerie. »

Télérama

Samedi 28 mai   (20 h 30)

Hommage au poète palestinien Mahmoud Darwich Lecture poétique par des élèves arabisants du collège A. Camus et du lycée Marie de Champagne Avec l’aimable participation de Mohammed Halata, chanteur et luthiste

LE SEL DE LA MER

Film d’Annemari Jacir

(2008 ; 1 h 45)

Soraya, 28 ans, née et élevée à Brooklyn, décide de rentrer s'installer en Palestine, le pays d'où sa famille s'est exilée en 1948. Sa route croise alors celle d'Emad, un jeune Palestinien qui, au contraire d'elle, ne souhaite qu'une chose, partir pour toujours.

« Un joyau de laconisme ironique, un coup de trique bien appliqué. »

Libération

Vendredi 23 septembre (14 h 30 & 20 h)

LOLA

Film philippin   de Brillante Mendoza

(2010 ; 1h 50 ; VOST)

Prix FIPRESCI - Prix Spécial du Jury (Mostra de Venise 2009)

Inédit à Troyes

À Manille, deux femmes âgées se trouvent confrontées à un drame commun : Lola Sepa vient de perdre son petit-fils, tué d’un coup de couteau par un voleur de téléphone portable ; Lola Puring est la grand-mère du jeune assassin, en attente du procès. L’une a besoin d’argent pour offrir des funérailles décentes à son petit-fils, pendant que l’autre se bat pour faire sortir son propre petit-fils de prison. Déambulant dans les rues de la ville, sous une pluie battante, elles luttent infatigablement pour le salut de leur famille respective…


« Quasiment pas d’histoire donc, juste un prétexte, un mince argument dont la ténuité est précisément le sujet du film. C’est parce qu’il n’a rien à raconter que ce cinéma nous touche : parce qu’il s’attache à un mode de vie, à une énergie, à des personnages. Brillante Mendoza a l’habitude de tourner caméra à l’épaule, dans des lieux encombrés, surpeuplés, et de se frayer un passage, de laisser notre regard s’immiscer au milieu d’une réalité qui déborde le cadre de l’image.

Vincent Amiel (Positif N°591 mai 2010)

« Un peuple que tout accable : voilà ce que filme Brillante Mendoza, l'un des cinéastes contemporains les plus doués. Tout, dans Lola, est illustration de l'inlassable énergie déployée par les petites gens des Philippines pour résister aux maux dont ils sont les victimes, survivre, triompher des épreuves qui leur sont imposées. Un exemple nous est donné dès le début : une vieille femme s'escrime à allumer un cierge en pleine rue, grattant ses allumettes sous un déluge de pluie, défiant le vent qui chahute son parapluie. En dépit de tous ces obstacles, elle parvient à ses fins. Le message du film est là. »

Jean Luc Douin (Le Monde : 05/05/2010)

« Avec ce nouveau film, préférant les temps morts aux temps forts, Mendoza ne cherche plus l’effet facile (John John) ni la violence glauque (Kinatay). Il maîtrise même de plus en plus son outil, mélangeant avec bonheur acteurs et non professionnels, à l’instar des néoréalistes italiens. Il suit pas à pas, sans se presser, caméra à l’épaule, ses deux actrices octogénaires. Avec patience, Mendoza montre la lutte quotidienne de ces deux Grands-Mères Courage. Et par leurs gestes anodins et procéduriers, celles-ci forcent le respect, faisant jaillir le vie au milieu du chaos. Alors, le spectateur pourra être emporté par ce film profondément humain, qui sous des dehors documentaires, se construit comme une allégorie méticuleuse.»

Michel Berjon (Annuel du cinéma 2011)

« Une confrontation de deux grand-mères Courage, voilà la belle idée, toute simple. Et justifiée par le rôle primordial qu'occupent les femmes dans la société philippine. A l'écran, c'est manifeste : les deux Lola s'activent en permanence La tristesse pourrait advenir, mais ce ­serait regarder en arrière, ce serait regretter. Mendoza s'y refuse. Il mise sur la force, le présent qui afflue, encore et toujours. C'est le propre de son cinéma : donner l'impression qu'il s'invente sous nos yeux. »

Jacques Morice (Télérama : 08/05/2010)

Vendredi 14 octobre à 20 h en partenariat avec l’ORCCA

VILLES EN EAU TROUBLE (2010 ; 50 min)

 un documentaire de Yves Entenich

Présentation et débat en présence du réalisateur

« Est-il raisonnable de laisser à des entreprises à but lucratif la gestion de l’eau, son contrôle et sa facturation ?

Enquête sur le marché de la distribution de l'eau du robinet dans les villes françaises, où enjeux économiques et écologiques se retrouvent mêlés. Depuis des années, la distribution de l'eau du robinet était généralement assurée, en France, par l'une des trois grandes compagnies du secteur. Un quasi monopole qui est aujourd'hui remis en question : de nombreuses municipalités, jugeant insuffisantes les prestations offertes par ces sociétés, ont décidé de mettre en place des régies municipales. La gestion de l'eau retourne donc dans le giron des citoyens, via leurs élus. Au-delà des enjeux économiques, l'aspect environnemental est primordial. Il s'agit de réfléchir à ce que les hommes désirent faire de l'eau : une marchandise ou un bien commun.

Vendredi 21 octobre (14h30 & 20 h)

HOMMAGE A JEAN VIGO

L’ATALANTE

(1934 ; 1 h 29)

Avec Michel Simon, Jean Dasté, Dita Parlo, Gilles Margaritis

En 1ère partie : A propos de Nice (1930 ; 23 min)

« L’histoire qui devait être un drame réaliste et romanesque dans le goût de l’époque, est devenue, dans le style de Vigo, un poème d’amour fou, baignant dans un fantastique social très surprenant : la noce du début, le bal dans la guinguette, l’apparition de chômeurs d’une société en crise. La trame de l’intrigue est constamment déchirée, et Vigo a fait surgir d’une manière surréaliste la vérité des êtres. Le personnage du père Jules qui représente pour Juliette à la fois l’aventure et l’érotisme morbide, fut pour Michel Simon l’occasion d’une composition surprenante. Mais plus que lui encore, Dita Parlo et Jean Dasté sont des personnages fascinants, décalés du monde réel, inoubliables. » Jacques Siclier (Télérama : 12/01/1992)


« L’Atalante est en rupture totale avec la majeure partie du cinéma français années 30, cinéma de prose, dur et réaliste, parfois cynique, ne tolérant la poésie qu’à dose homéopathique. Fragile et souvent balbutiant, L’Atalante n’est au contraire que poésie, traversée de quelques éclairs surréalistes (la séquence sous-marine) … L’art poétique de jean Vigo, s’il a fait peu de vrais disciples (exemple Jacques Rozier), a impressionné, comme le font toujours les oeuvres de rupture, quantité de critiques et de cinéphiles. »

Jacques Lourcelles (dictionnaire du cinéma : Bouquins ; Robert Laffont)


À PROPOS DE NICE : court métrage de Jean Vigo (1930 ; 23 min))

« Jean Vigo avait travaillé à Nice aux studios de la Victorine et s’y était installé avec sa femme. Il connaissait bien la ville. Frappé par son côté factice, avec ses hôtels de luxe, son casino, ses riches oisifs, tout un art de masquer la décadence et la mort d’une société, il réalisa ce film-parabole, son premier, satire sans concession aucune de la bourgeoisie et de ses valeurs.

Ce tournage devait lui permettre d’élaborer sa théorie du « documentaire social » ou « point de vue documenté », très influencé par le « ciné-œil » de Dziga Vertov et que l’on retrouvera plus tard dans les films d’un Chris marker. » Alain Rémond : Télérama

Samedi 26 novembre et vendredi 2 décembre (14h30 & 20 h)

Mois du film documentaire Semaine de Solidarité Internationale

L’IMPORTANT C’EST DE RESTER VIVANT

(2009 ; 1 h 37)                         

Documentaire de Roshanne SAIDNATTAR

Présentation et débat en présence de la réalisatrice

M Roshane Saidnattar, rescapée des camps de la mort au Cambodge, rencontre le théoricien du pouvoir Khmer Rouge, Khieu Samphân. Face au déni et à la parole mensongère de ce théoricien de Pol Pot, la réalisatrice et sa mère retournent au Cambodge et trouvent la force de parler.

L'Important c'est de rester vivant entremêle les souvenirs de la réalisatrice, le témoignage de sa mère ainsi que des archives inédites, le tout mis en parallèle avec l'entretien exceptionnel avec Khieu Samphân.


« Enfant, R. Saidnattar subit, avec sa famille, la terreur khmère rouge. Vingt-cinq ans après, elle a voulu filmer celui qui en fut l’un des plus hauts responsables, confrontant ses mensonges avec l’atroce réalité : la systématisation de la torture. Dérangeant et implacable. » Ch. B. (Annuel du cinéma 2010)


« Revenant sur les lieux de son enfance bousillée en compagnie de sa mère et de sa petite fille, Roshanne Saidnattar revoit ces paysans qui lui faisant si peur car ils détenaient à l’époque le droit de vie et de mort sur tous les prisonniers surnommés « peuple récent », « des gens impurs pervertis par les idées occidentales » … Mais ce voyage intime et douloureux est aussi entrecoupé par un entretien de longue haleine avec Khieu Samphan, qui ne fut rien moins que le président du régime et avec qui la cinéaste a négocié pendant des années pour pouvoir enfin le rencontrer. » D.P. (Libération : 26/08/2009)


« L’important c’est de rester vivant opère par ses confrontations multiples (documentaire-docu-fiction, victime-bourreau, déplacé-surveillant, paysan-intellectuel, passé-présent), un travail de déploiement et de questionnement aussi profitable qu’important. En invitant trois générations d’une même famille à revenir sur les lieux de leurs drames (la réalisatrice, sa fille et sa mère) tout d’abord mais aussi en faisant poindre entre émotion et distance, le point de vue de l’Histoire et de ses traces. » Excesssif.com


« L'on sait à quel point, s'agissant d'un " auto-génocide ", les témoignages sont difficiles. Celui-ci tire sa force particulière de la dialectique qui fonde le film. D'un côté, les dénégations d'un monstre froid titulaire d'une thèse d'économie à la Sorbonne, qui s'inquiète de la récolte du soja et prétend avoir ignoré l'existence du crime dont il était pourtant l'un des concepteurs idéologiques. De l'autre, l'émotion et la catharsis du retour des victimes sur les lieux de ce crime, d'autant plus intenses que la fille de la réalisatrice a aujourd'hui le même âge que sa mère au moment où on la spolia de son enfance. »


Jacques Mandelbaum (Le Monde : 25/08/2009) mois du film documentaire Semaine de Solidarité Internationale

« Leurs personnages ont atteint à une sorte d’immortalité. Promouvant la destruction au rang d’un des beaux-arts…ils créent à eux seuls un mythe des plus vivants de toute l’histoire du cinéma. Sans tomber dans l’anecdote psychologique, qu’ils transforment constamment en rituel autonome…ils dévoilent comme personne d’autre dans leurs meilleurs films, la face cauchemardesque du quotidien et la folie latente de l’homme, individuelle ou collective (les destructions en chaine des courts métrages muets).

Petr Kral : Dictionnaire du cinéma : Larousse 1991)


« On ne les a pas vraiment oubliés, mais tout de même c’est loin. Ils appartiennent à la fin du cinéma muet, aux années 30. Adorés des enfants qu’on emmenait les voir le jeudi, alors jour de congé scolaire. La ritournelle guillerette qui servait d’indicatif à leurs films mettait, dès les premières mesures, les salles en joie. On riait d’avance. Laurel le maigre, Hardy le gros : un tandem, un couple comique jamais égalé, jamais remplacé. Une entité. »

Jacques Siclier : Le Monde : 3/08/1988


« Le temps n’a pas de prise sur Laurel et Hardy., car si la conjoncture sociale s’est modifiée depuis les années 30, les structures de cette société bourgeoise dans laquelle ils évoluent sont demeurées immuables, le propre d’un certain type de bourgeoisie étant justement son espèce de paralysie existentielle chronique ! Les épouses sont toujours tyranniques, les flics menaçants, les patrons, voisins et conducteurs irascibles, tandis que la voiture, le foyer l’uniforme restent les valeurs consacrées d’un ordre et d’une morale.  Et bousculer, bouleverser, renverser, désagréger, saccager cet ordre à travers ses symboles matériels conserve aujourd’hui une portée comique intacte. »

Guy Braucourt : Ecran 72 N° 4 : avril 1972


Stan Laurel et Olivier Hardy sont les seuls acteurs comiques dont le style ne s’embarrasse d’aucune espèce de sentimentalité. D’un bout à l’autre, les inventions explosives bouleversent notre attente.  Avec une espèce d’amertume, nous sommes obligés de reconnaitre que leurs actes incompréhensibles ont réussi à nous troubler, sans que nous puissions assigner une cause évidente à notre surprise. Leur conduite est dépourvue de lyrisme ou si l’on veut, ils développent une sorte de poésie haineuse. Ils sont à la source  la plus limpide des idées drôles, ils représentent le comique avec pureté. »

Louis Chavance : La Revue du cinéma N° 7 (février 1930)

“En compagnie de LAUREL ET HARDY”

Vendredi 16 décembre (14h 30 & 20h)

Vendredi 24 juin (20 h) & samedi 25 juin (14 h 30)

Benda Bilili !

Un film de Renaud Barret et Florent de La Tullaye

avec Cubain Kabeya, Paulin Kiara-Maigi, Roger Landu, Leon Likabu, Montana, Coco Ngambali, Theo Nsituvuidi, Djunana Tanga-Suele

Inédit à Troyes

  

6 Nomination festival Cannes 2010:

- Caméra d'Or

- César du Meilleur documentaire

- Prix Europa Cinéma

- Prix FIPRESCI

- Prix SACD

- Art Cinéma Award

1 Prix remporté de la Presse du Cinéma Français 2011 :

- Etoile d'Or du Documentaire

Ricky a un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo Kinshasa.
Roger, enfant des rues, désire plus que tout rejoindre ces stars du ghetto qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max.

Ensemble, il leur faut déjouer les pièges de la rue, rester unis, trouver dans la musique la force d'espérer.

Pendant cinq ans, des premières répétitions à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI !, en français «au delà des apparences» nous raconte ce rêve devenu réalité.

Lundi 17 octobre (20 h 30)

OCTOBRE à PARIS

un documentaire de Jacques Panigel (1962 1 h 10)

 Ce documentaire, tourné clandestinement puis censuré pendant plus de 50 ans et  invisible jusqu'à ce jour, retrace les événements du 17 octobre 1961, au cours desquels près de 30 000 Algériens manifestèrent pacifiquement dans les rues de Paris à l'appel du FLN... S’ensuivirent 11 000 arrestations et des dizaines d’assassinats (voire des centaines, selon certains historiens), dont de nombreux manifestants jetés à la Seine après avoir été tabassés, des centaines d’expulsions et des plaintes classées sans suite.

Programmation 2010

Programmation 2012